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" Une étincelle qui nous permettra de trouver une solution."

-André Delambre
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Programme

 

6e symposium de la Fondation André-Delambre sur la sclérose latérale amyothrophique


Le 6è Symposium sur la SLA de la Fondation André-Delambre s’est tenu les 24 et 25 septembre dernier à l’université Laval à Québec. Cet évènement a attiré 80 scientifiques qui ont discuté de la fine pointe de la recherche sur les causes de cette maladie et des progrès sur les traitements. Les co-organisateurs du Symposium, Jean-Pierre Julien (Université Laval) et Jasna Kriz (Université Laval), avaient invité 24 conférenciers de renommée internationale qui ont accepté de présenter une avalanche de résultats non publiés. D’ailleurs, voici un commentaire élogieux reçu de Dr. Don Cleveland (University of California in San Diego): “I thought it was an unusually successful meeting. The weather wasn't ideal, but the meeting was - and you managed what most organizers don't - to get the speakers to talk about new, unpublished work”.


Le Symposium a commencé avec une superbe revue par Nicolas Dupré (Université Laval) sur les maladies affectant les motoneurones et les caractéristiques cliniques. Cette session fut suivie les présentations de Guy Rouleau (Université de Montréal) et Robert Brown (University of Massachusetts) qui ont fait un bilan sur les causes génétiques de la SLA. Un des thèmes important a porté sur le rôle de la protéine TDP-43 dans la SLA. Clotilde Lagier-Tourenne (UCSD) a utilisé de nouvelles techniques pour isoler les ARNs qui interagissent avec TDP-43 et en déterminer les séquences. La découverte des gènes régulés par TDP-43 pourrait aider à mieux comprendre comment des mutations dans le gène TDP-43 peuvent causer la SLA. Jean-Pierre Julien a poursuivi par une discussion sur les modèles de souris transgéniques qui expriment une protéine normale ou mutée de la TDP-43. Ces souris développent plusieurs caractéristiques pathologiques de la SLA et de démence frontotemporale (FTLD). Ces souris montrent aussi une neuroinflammation importante avec l’age ce qui implique une implication du système immunitaire dans la SLA. Sandrine Da Cruz du laboratoire de Don Cleveland a aussi présenté des résultats sur les souris transgéniques qui expriment le gène FUS (fused in sarcoma), un autre gène associé à la SLA. Les souris FUS montrent des problèmes de gliose et de réduction dans le diamètre des axones. Cependant, aucune des lignées de souris TDP-43 ou FUS ne semblent reproduire parfaitement la maladie chez l’humain. Les discussions sur ces modèles de souris ont mis en évidence les difficultés à créer des modèles animaux qui imitent fidèlement la SLA chez l’humain.  Pierre Drapeau (Université de Montréal) a présenté ses travaux sur la modulation de l’expression de TDP-43, FUS et SOD1 chez le poisson zèbre qui permet d’élaborer une matrice afin de mieux comprendre l’interaction entre les gènes impliqués dans la SLA. Il a notamment trouvé que TDP-43 et FUS agissent de concert sur une voie génétique commune qui est distincte de celle de SOD1. 


Plusieurs conférences ont porté sur les cellules souches et leurs applications pour le traitement ou la découverte de médicaments. Les cellules souches induites à partir de la peau (cellules iPS) de patients atteints de la SLA peuvent servir à générer des systèmes modèles de motoneurones en culture. Victor Rafuse (Dalhousie University) utilise cette approche pour comprendre pourquoi certains types de motoneurones sont plus susceptibles que d’autres dans la SLA. Il a soulevé un problème important. Le protocole standard utilisé pour générer des motoneurones en culture produit des motoneurones qui sont résistants à la fatigue et qui ne représentent pas les cellules les plus susceptibles à la dégénérescence dans la SLA. Il a donc proposé une recette pour produire les motoneurones qui sont les plus vulnérables dans la SLA. Kevin Eggan (Harvard University) a produit plusieurs lignées de cellules iPS pour la recherche sur la SLA et les a utilisées pour montrer que les cellules gliales exprimant SOD1 mutant exercent une toxicité sur les motoneurones. Nicholas Maragakis (Johns Hopkins School of Medicine) a rapporté ses résultats d’expériences de transplantation de cellules progénitrices de cellules gliales. Les cellules transplantées exprimant SOD1 mutant peuvent augmenter la vulnérabilité des motoneurones. Christopher Henderson (Columbia University) utilise les motoneurones dérivés de cellules iPS pour étudier les facteurs environnementaux qui augmente la vulnérabilité des motoneurones. Par exemple, les organophosphates pourraient expliquer un taux plus élevé de SLA chez les travailleurs en contact avec fertilisants ou chez les vétérans de la guerre du Golfe.


Berislav Zlokovic (University of Rochester) a discuté des mécanismes vasculaires de la neurodégénérescence tandis que Michal Schwartz (Weizmann Institute, Israël) et Stanley Appel ont fait une revue des connaissances actuelles sur le système immunitaire et la neurodégénérescence. Ils ont souligné l’importance des cellules T et des macrophages pour un processus de réparation suite à des lésions du système nerveux central. Richard Robitaille (Université de Montréal) a montré que les cellules de Schwann aux synapses neuromusculaires étaient aussi affectées chez les souris modèles de la SLA. Jasna Kriz a développé de nouvelles techniques d’imagerie par la bioluminescence permettant de détecter chez l’animal vivant des processus comme la neuroinflammation dans la SLA et qui peuvent servir à suivre la pathogénèse et les effets de traitements de façon longitudinale.


L’exposé de Merit Cudkowicz a porté sur les tests cliniques pour la SLA. Malheureusement, le lithium qui avait soulevé beaucoup d’espoir il y a deux ans s’est avéré un échec en test clinique pour le traitement de la SLA. Cependant, les tests cliniques pour la créatine se poursuivent actuellement avec une dose beaucoup plus élevée. Le tamoxifène a passé la phase 2 de test clinique de façon positive et une phase 3 est envisagée. Timothy Miller a présenté une nouvelle approche thérapeutique basée sur des oligonucléotides anti-sens afin de réduire les niveaux de la SOD1 mutante responsable de 2% des cas de la SLA. Cette approche prolonge considérablement la vie des souris modèles de la SLA causée par des mutations du gène SOD1. La phase 1 de test clinique a été initiée récemment avec une cohorte de 32 patients atteints de la SLA.      


Le 6è Symposium de la Fondation André-Delambre fut un succès surtout à cause du haut niveau scientifique des discussions, de l’enthousiasme des participants et de la quantité de résultats inédits présentés par les conférenciers. Nous avons eu deux jours de débats intenses à la fine pointe de la recherche sur la SLA. Ce qui distingue ce Symposium annuel, c’est l’ambiance amicale qui favorise les échanges entre participants. D’ailleurs, une des retombées importante du Symposium est l’établissement de nouvelles collaborations entre chercheurs participants. Nous espérons que ces collaborations permettront à la recherche de progresser plus rapidement et de se rapprocher de l’objectif de trouver une approche thérapeutique capable de stopper cette terrible maladie. Voici quelques commentaires de conférenciers invités:

Jeff Rothstein: ‘Once again a great meeting- with lots of excellent shared data.  Congrats!’
 
Timothy Miller: ‘It was a fantastic meeting and I am very pleased to have participated.’
 
Nicholas Maragakis: ‘It was a wonderful meeting with a great group of investigators.  Your hospitality was also exceptional and made for a memorable visit’.
 
 


 
 

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