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-André Delambre
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5e symposium de la Fondation André-Delambre sur la sclérose latérale amyothrophique


Photo : Pascal Huot

De gauche à droite :
Dr. Guy A.Rouleau, M.D., Ph.D., FRCP (C), O.Q.
Directeur centre de recherche du CHU Ste-Justine Dr Guy Rouleau, MD, Ph.D., FRCP (C), OQ. Chaire de recherche du Canada en génétique du système nerveux, et est professeur au Département de médecine de l'Université de Montréal. Il est également directeur du Centre de recherche au CHU Sainte-Justine et le Centre d'excellence en neuromique de l'Université de Montréal
Dr. Jean-Pierre Julien, PhD
Professeur au département d’anatomie et de physiologie de la Faculté de médecine de l’Université Laval et chercheur au centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (CRCHUQ).
Dre. Angela Genge, M.D., FRCP(C)Directrice de la clinique de la SLA, à l’Institut et Hôpital Neurologique de Montréal (INM)
Dr. Nicolas Dupré, M.D., Neurologue, Hôpital de l’Enfant-Jésus Québec, professeur à l’Université Laval Québec
Il existe, pour les chercheurs qui se dédient à la Sclérose latérale amyotrophique ( SLA ), un défi encore bien plus grand que de trouver un traitement : celui de trouver les causes de cette maladie qui s’en prend aux cellules du système nerveux et qui paralyse un à un les muscles les plus vitaux. Le 5e symposium de la Fondation André-Delambre pour la SLA a réuni cette année tous les gros noms de la recherche en plus d’y convier les étudiants pour faire état des perspectives scientifiques et thérapeutiques.

5e symposium de la Fondation André-Delambre sur la sclérose latérale amyothrophique

Perspectives de recherches

// Par : Monica Lalancette

«Pour faire avancer la recherche, les chercheurs doivent se rencontrer chaque année», fait valoir le neurologue chercheur au Centre hospitalier universitaire Laval (CHUL) et professeur à l’Université Laval, Jean-Pierre Julien. Cette rencontre entre experts de partout dans le monde s’est concrétisé à l’occasion du 5e symposium sur la sclérose latérale amyotrophique, alors qu’une centaine d’invités a assisté à une série de conférences sur les perspectives cliniques qu’offrent les cellules souches, l’organogénèse et la génétique. «Le symposium est également un espace pour les étudiants», souligne le neurologue à l’hôpital l’Enfant-Jésus et professeur associé à l’Université Laval, Nicolas Dupré. «C’est aussi un moyen de les sensibiliser pour qu’ils considèrent s’orienter dans la recherche pour la sclérose latérale amyotrophique, au lieu de choisir un autre domaine», affirme-t-il.

La sclérose latérale amyotrophique s’explique en trois temps. La sclérose fait référence au durcissement des régions affectées par la maladie, dans ce cas-ci, les muscles. Par latérale, on décrit la région touchée, soit la moelle épinière, d’où émane l’influx nerveux. Le terme amyotrophique signifie finalement «muscle sans nourriture», ce qui fait référence à l’atrophie des muscles à cause de la dégénérescence des neurones-moteur, responsables de l’influx nerveux. «La sclérose latérale amyotrophique frappe l’imaginaire des gens qui la côtoient, surtout parce qu’une personne qui en est atteinte meurt dans l’espace de quelques années», affirme Nicolas Dupré. La maladie se propage rapidement de façon à atteindre même les muscles les plus vitaux, comme les poumons ou le cœur, ce qui cause la mort du patient après l’avoir «fait prisonnier de son propre corps». «Dans la plupart des cas, le patient est lucide du début à la fin et constate le handicap progressif de son corps», explique l’expert en organogénèse à l’Université Laval, François Berthod.

Actuellement, on n’en sait pas davantage sur cette. Deux facteurs semblent toutefois évidents pour les chercheurs: la sclérose latérale amyotrophique ne se déclare qu’exceptionnellement avant l’âge de 35 ans et elle a besoin d’autres cellules, en plus des neurones-moteur, pour se développer. «Les modèles de souris transgéniques, dont les neurones-moteur sont atteints de sclérose latérale amyotrophique, ne développent pas la maladie pour autant», se surprend Jean-Pierre Julien. «C’est donc l’environnement au complet du système nerveux qui est toxique», présume-t-il. L’heure est donc au perfectionnement de la recherche, dans le but de reproduire artificiellement la maladie à partir de cellules souches. Avec cette technique, on souhaite avant tout étudier le processus de dégénérescence que subissent les cellules.

Perspectives de recherche



L’organogénèse et la manipulation de cellules souches et de cellules induites figuraient dans la liste des conférences du symposium. Prometteuse pour la recherche, l’organogénèse permet entre autres de transformer les cellules de la peau en cellules souches, pour éventuellement permettre de recréer l’environnement de la maladie ou de reproduire des neurones-moteur. Sur le plan clinique, on cherche à développer des stratégies qui ralentiraient la progression de la maladie et de révéler toutes les causes sporadiques possibles. «Il sera question de comparer des cellules saines avec des cellules censées dégénérer après transformation», explique François Berthod. Un laboratoire d’organogénèse verra prochainement le jour à Québec, a par ailleurs annoncé le neurologue et professeur Jean-Pierre Julien.


S’il est éventuellement question d’envisager la greffe de neurones, Nicolas Dupré juge moins risqué d’essayer avant tout de restaurer l’environnement du système nerveux. Jean-Pierre Julien ajoute que «si l’environnement complet du système nerveux est toxique comme on le croit, il ne servira à rien de greffer des neurones parce qu’ils aussi finiront par être touchés par la maladie».Une autre avenue envisagée pour la recherche est la manipulation de cellules souches induites, lesquelles sont prélevées à partir de n’importe quelle cellule du corps. En leur ajoutant un gène spécifique, on les transformera ensuite en cellule embryonnaire. «On fait faire à la cellule un véritable retour en arrière : du stade adulte au stade embryonnaire», illustre François Berthod. La réussite de cette méthode faciliterait apparemment la recherche sur les causes de la SLA, puisque toutes les cellules deviendraient des cellules souches en puissance, les rendant de ce fait plus accessibles. «Il y a toutefois beaucoup d’inconnu à ce sujet, et ça ne se fait pas encore à Québec», nuance le neurologue.
Pour le moment, la recherche est elle aussi, littéralement, au stade embryonnaire. «La sclérose latérale amyotrophique est causée par une multitude de petits effets qu’il nous faut découvrir», avance Nicolas Dupré. Pour les prochaines années, le mot d’ordre semble donc de poursuivre la recherche fondamentale, mais surtout de «se concentrer sur la découverte des causes de la maladie à partir des cellules souches», conclut le neurologue.

 
 

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